08 novembre 2009

Dilution d'illusions


On dirait maintenant
Que c'est vous qui dormez.
Je sais qu'il n'en est rien, que pas plus qu'une autre ne le pouvez aux aires de veille.
Quand l'enthousiasme chargé d'espoirs perd au vent les pièces qui le constituait.
Quand la hauteur prise se retrouve si fluette que l'on se demande ce qu'il y avait pu avoir de si porteur,
C'est encore un vide qui reçoit nos pas et l'inertie s'y perd comme un ruisseau dans l'océan.
Qu'êtes-vous?
Frêle esquif, vous allez apprendre le chahut des vagues.
Goute d'eau, vous y trouverez aussi bien
Les possibles de votre présent
Cette liberté
D'une boite en pâte à papier

2 commentaires:

Soleildebrousse a dit…

J'aime le sucre. Votre image est celle que la main fabrique quand elle met la main à la pâte. Le ruban de caramel s'étire, étend ses bras, respire.. au moment où vous croyez le perdre, voici que par un savant mouvement de poignet, vous rembobinez le fil doré.

Derviche typo matamore II a dit…

Je sens la gourmandise qui sait patienter par le plaisir des gestes, un moment de délectation dont il importe peu, au final, que celui-ci soit consommé ou pas. Ce sont des Bergamotes de Nancy. Leurs propriétés m'ont permises de faire différentes sculptures, et même un moteur rotatif sur le principe de la dilution de masse. Je les ai beaucoup utilisées comme soudure ou moules "aléatoires" pour des gouttes d'étain, visible dans leur transparence d'ambre. J'étais intéressé par les processus stochastiques.
http://les-bergamotes-de-nancy-by-pix.blogspot.com/
Contrairement au sucre à café qui est une vraie éponge, sa dilution prend des heures. Quand les fils se libèrent, quand l'eau a tout avalé, il est possible de croire que c'est en elle que se garde la mémoire des liens en formes. Tapotis tapotas :)